La population sénégalaise est estimée à environ 12,9 millions d'habitants. Elle est composée de plusieurs ethnies : wolofs, Sérères, Peuls, Diolas, Mandingues, Malinkés, etc.

Le Sénégal, c'est l'Afrique des mille et une cultures et civilisations. C'est aussi la chaleur d'un accueil réputé : la Téranga. Cette dernière, est une empreinte de chaleur purement sénégalaise, de gentillesse et de multiples attentions, inspirées des coutumes et traditions, que les populations partagent volontiers avec leurs visiteurs. Cet accueil chaleureux permet le plus souvent de nouer des relations sincères et véritables avec un peuple aux qualités humaines indéniables. L'étranger aura de très grandes chances d'être l'objet de cette attention particulière car cette pratique est omniprésente dans tout le pays. Ainsi, il n'oubliera jamais que le Sénégal sans la Téranga ne serait pas le Sénégal.

Démographie

En 2011, la population du Sénégal était estimée à 12,9 millions d'habitants, soit une densité moyenne de 67 habitants au km². Cette moyenne cache une répartition extrêmement inégale de la population, avec une opposition entre le sous-peuplement de l’Est (avec des densités de l’ordre de 1 à 5 habitants au km2), et une forte concentration sur la côte (la densité de la région de Dakar dépasse les 4 000 habitants au km2) ainsi qu’au centre, dans les zones de culture de l’arachide. Liés aux contraintes naturelles et à des facteurs historiques, ces contrastes ont été accentués ces dernières décennies par l’exode rural (ce phénomène intéressant plus particulièrement les jeunes). Le Sénégal possède l’un des taux d’urbanisation les plus élevés d’Afrique noire (50% en 2003). Le développement des centres urbains absorbe une grande partie de la croissance de la population sénégalaise qui a plus que doublé en trente ans (de 5 millions en 1975 à 8,5 millions en 1995 et près de 12 millions au milieu des années 2000). Cette expansion démographique (le taux de croissance décennal de la population a été de 30,5% pour la période 1995-2005) est principalement due à l’accroissement naturel de la population (2,3% en 2006), résultant à la fois du recul de la mortalité (9,4 p. 1 000 en 2006) et d’une vigoureuse natalité (32,8 p. 1 000 en 2006).

Outre son inégale répartition, le dépeuplement des campagnes au profit des villes et sa croissance rapide, la population sénégalaise se caractérise par sa jeunesse : au milieu des années 2000, les moins de 25 ans représentent plus 60% de la population, et les plus de 65 ans environ 3%.

Villes principales

Dakar, la capitale, qui compte 2,2 millions d'habitants, est le principal port du pays ainsi que le premier pôle économique. Il sert également de port maritime au Mali ; un quai spécialement dédié à ce pays enclavé en reçoit les matières premières par le chemin de fer Dakar-Niger. Les autres grands centres urbains sont Thiès, Kaolack, Saint-Louis, tous situés dans l’ouest du pays. Tambacounda est la principale ville du Sénégal oriental. Le long du fleuve Sénégal, Podor, Dagana, Matam et Bakel, comptoirs de traite ou postes militaires français édifiés au XIXe siècle à l’époque de la pénétration française, sont devenus des agglomérations avec la sédentarisation des nomades et l’essor des échanges avec la Mauritanie et le Mali. A Rosso, de part et d’autre du bac qui traverse le fleuve et complète la route Dakar-Saint-Louis-Nouakchott, une population de plus en plus nombreuse s’est établie, le fleuve faisant ici office de frontière avec la Mauritanie.

Groupes ethniques, langues

La population sénégalaise présente une forte diversité ethnique. On peut distinguer plusieurs grands groupes de population.

Les Woloffs:

WoloffRagazzapeuple d’agriculteurs musulmans cultivant principalement l’arachide dans le centre du pays, peuvent être regroupés avec les Sérères, Balantes et Mansoankas  C'est l'ethnie la plus importante du pays. Ils sont cultivateurs  du Sud de la Casamance, leur spécialité est la culture d'anacardier dont ils tirent de la pomme le vin de cajou appelé Cadjou. L'exportation vers l'Inde de la noix de cajou donne en outre un force économique importante aux villages installés en pays balantas. L'élevage de boeufs est également un activité traditionnelle prédominante tant le sacrifice de ce bovin est important dans toutes les étapes de la vie (initiation, mariages, décès, etc...).

Les Peulhs:

peulC'est incontestablement une des ethnies les plus connues d'Afrique et sûrement la plus disséminée : ils représentent un pourcentage non négligeable de la population dans les pays suivants : Mauritanie, Sénégal, Mali, Tchad, Guinée, Guiné-Bissau, Sierra-Léone, Libéria, Burkina, Niger, Nigéria mais sont descendus durant leurs conquêtes jusqu'en Centrafrique ou au Cameroun! A travers les pays, on les appelle de nombreuses manières : les Peulhs, les Fulas, les Fulanis, les Pulaars, les Haal-Pulars, ....mais la langue reste la même et les coutumes sont inchangées depuis les ancêtres. Musulmans orthodoxes ou membres de la confrérie Tidjane, leur activité traditionnelle est l'élevage. Mais au fil des années, les difficiles conditions climatiques et l'explosion démographique les ont forcés à exercer d'autres professions : coiffeur, taximan et petit marchand sont les principales. Leur petite taille, leur teint clair et leurs traits fins les font souvent passer pour des métisses. Les légendes touchant à l'origine des Peulhs sont très nombreuses. On dit par exemple qu'ils viendraient d'Ethiopie ! Leurs similitudes avec les guerriers Massaïs du Kenya sont nombreuses : peuple nomade vénérant les bovins qui font leur richesse à tel point qu'en tuer ou en vendre un est un acte impensable. Cette vénération fait la pauvreté des Peulhs car leur travail ne leur rapporte pas de quoi vivre. Les troupeaux devant rester dans la famille il n'est pas rare de voir se concrétiser des mariages entre proches cousins. Les bovins de plus en plus nombreux n'ont plus de quoi se nourrir et meurent de faim durant les mois secs de l'année. On accuse pour cela les Peulhs d'appauvrir le pays et de contribuer à la désertification par l'appauvrissement des sols. Les noms de famille sont très peu variés : plus de la moitié des Peulhs s'appellent Bâ, Baldé ou Diallo ! Bâ est cependant plus courant en Guinée. Les prénoms masculins sont les mêmes que les autres ethnies musulmanes (Mamadou, Abdoulaye, Lamine...). Les prénoms féminins ont eux plus tendanceà ajouter le suffixe "mata" : Oulimata, Fatoumata, .... NénéGalé est également assez courant chez les Peulhs. 

Activité traditionnelle en milieu rural : Élevage

Les Sérères:

  Village-Serere                                                                                                                    

Sérères sont un peuple habitant le centre-ouest du Sénégal, au sud de la région de Dakar jusqu'à la frontièregambienne. Ils forment, en nombre, la troisième ethnie du Sénégal, après les Wolofs et les Peuls. Environ un Sénégalais sur six est d'origine sérère. Quelques groupes Sérères sont également présents en Gambie et en Mauritanie.

Les Sérère constituent l'une des plus anciennes populations du Sénégal. Physiquement, ils appartiennent au type nilotique, c'est-à-dire qu'ils ont une taille haute et élancée, le teint noir et les traits fins. Partis des régions de la vallée du Nil, Égypte-Nubie, ils sont passés par le Gabou (région mythique) et se sont arrêtés au niveau de la vallée du fleuve Sénégal, région qui allait devenir le Tekrour, ensuite le Fouta-Toro. Les Sérères vont d'abord partir du Tékrour à l'époque de l'empire du Ghana, pour arriver définitivement dans les régions du Sine-Saloum où ils ont créé les deux royaumes sérères, le Sine et le Saloum. C'est la noblesse guelwar née de l'union entre Sérères du Sine-Saloum et Mandingues venus du kaabu, qui régna sur ces deux royaumes qui ont tous deux été vassaux de l'empire Djolof, dont ils ont devenus indépendants à la fin du XVIe siècle, Les Sérères sont en partie, avec d'autres ethnies, les ancêtres des Wolofs. Ndiadiane N'diaye l'ancêtre des wolofs d'après la tradition orale a reçu son nom, N'diaye, des Sérères. Les Lébous sont également descendant des Sérères.

Les Balantes:

bambaraont souvent le teint assez clair.  
La "parenté à plaisanterie" fait dire aux autres ethnies que les Balantes sont des voleurs. L'origine de cette réputation tient au fait que pour prouver son courage à sa future épouse, un Balante doit voler un boeuf ! 
Si on peut croiser tant d'hommes portant un bonnet rouge, c'est que cet attribut montre leur état d'initié, statut auquel ils ne peuvent accéder qu'après les épreuves du bois sacré (le Balante doit être marié et avoir des enfants pour être initié et être circoncis). L'année 2002 a marqué une date importante dans la vie des Balantes puisque c'est une année d'entrée dans le bois sacré pour les jeunes futurs initiés (les entrées dans le bois sacré ne se font pas chaque année). Cette attachement aux traditions fait que les Balantes son majoritairement adeptes des croyances traditionnelles même si, en ville, quelques familles sont catholique.

Activité traditionnelle en milieu rural : Chasse, agriculture, fabrication d'alcool (cana et cajou).

Manjaks  :

manjakLes Manjaks (on écrit également manjack ou manjaques) consituent la communauté la plus dynamique de la Casamance. Quoi dire d'eux sinon qu'ils sont multicartes ! En zone rurale, ce sont des agriculteurs émérites. De la culture du riz à la récolte du vin de palme, leur talent dans ce domaine est incontestable. Mais ils excellent également dans l'artisanat. En Casamance, mais aussi dans tous les pays frontaliers, quelle ville n'accueille t'elle pas un tisseran manjak ? En effet, l'artisanat du tissage de tissu et de pagnes est une véritable tradition chez les Manjaks.
En Casamance, les Manjaks sont principalement adeptes des croyances traditionnelles. Cependant, nombreux sont également les catholiques ainsi que quelques musulmans.
Très tôt, la communauté manjaku s'est ouverte au monde. Les premiers immigrés africains en Europe furent souvent des hommes manjaku, embarqués comme matelots dans les navires marchands. La guerre d'indépendance en Guinée Bissau fut également une raison pour essayer de trouver plus de prospérité ailleurs. La plupart des Manjaks du Sénégal sont d'origine bissau-guinéenne. En Europe, et surtout en France, la communauté manjak installée parfois depuis plusieurs générations garde de forts liens avec le village d'origine. Les associations de ressortissants manjaks sont innombrables et les fonds récoltés permettent d'initier des projets importants : écoles, dispensaires, etc... Parallèlement à ça, de nombreux Manjaks investissent en Casamance dans des commerces, taxis, bars, etc... Economiquement puissante, la communauté manjak est aussi le vivier d'un grand nombre de sportifs de renommée internationale, principalement dans le domaine des arts martiaux et du football. Les noms de famille les plus répandus sont Mendy, Gomis, etc...
Les Manjaks sont présents dans les pays suivants : Gambie, Casamance, Casamance.
Activité traditionnelle en milieu rural : tissage, culture

Diolas  :

diola_feteIls sont assez nombreux dans les régions de ziguinchor. En fait les Diolas sont divisés en de nombreuses communautés qui parfois ont des langues assez différentes : les Essyls, les Fognis, les Erings, les Bayots ou les Floups font partie de ces sous-ethnies diola qui ont donné leurs noms aux terroirs qu'ils occupent. Les plus nombreux en Casamance sont les Floups et les Bayots... Les plus connus sont sans aucun doute les Floups dont le roi, le roi d'Oussouye (en Casamance), exerce encore des pouvoirs traditionnels importants.

Ils sont pour la plupart agriculteurs et excellent dans la culture du riz à laquelle ils ont apporté des techniques agricoles très avancées. Mais les missions catholiques prodiguant un enseignement de qualité, notamment en Casamance, de l'autre côté de la frontière, on les retrouve aujourd'hui parmi les cadres les plus élevés de l'économie, de l'administration ou de la politique. Un des présidents par intérim après la chute de Nino fût d'ailleurs un Diola : Malam Bacam Sagna (Sanha). 
Une partie importante de la présence diola en Guinée Bissau est constituée de réfugiés harcelés par l'armée sénégalaise en Casamance où nombreux sont les villages qui ont été anéantis. Le chef emblèmatique de la rebellion est d'ailleurs diola : l'abbé Augustin Diamacoune. Leurs noms de famille les plus courants sont Diatta, Badji, Sagna, Goudiaby, Mane, Sanne, Badiane, Bassene, Himbane, etc.. Si de nombreux Diolas sont musulmans au Sénégal (les Fognis), la plus grande partie des Diolas de Guinée Bissau sont soit catholiques soit adeptes des croyances traditionnelles.

Les Diolas sont présents dans les pays suivants : Casamance, Gambie, Casamance
 Activité traditionnelle en milieu rural : Agriculture

Mankagnes  : 

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apparentés culturellement et linguistiquement aux Manjaks et aux Pepels, ils occupent la même zone de peuplement en Casamance. Leur activité principale est l'agriculture qu'ils pratiquent notamment dans le secteur de la riziculture mais également dans les vergers (mangues, anacarde, etc...). 
Beaucoup ont choisi de se convertir au catholicisme et la proportion de chrétiens chez les Mankagnes est supérieure à celle que l'ont retrouve chez leurs cousins Manjaks et Pepels. Parmi leurs noms de famille les plus répandus on peut citer Samy et Badiana. L'amitié qu'on a pour les Mankagnes, notre famille, nous fera dire avec partialité qu'en plus d'avoir la meilleure gastronomie du pays, les Mankagnes ont un sens de l'honneur infaillible en plus de faire preuve au quotidien de gentillesse, de générosité et de loyauté. C'est chez les Mankagnes que l'étranger est le mieux accueilli ("étranger" au sens large car l'étranger en Afrique est celui qui n'est pas de la famille). Bref, Viva Mankañas !
Commentaire d'un internaute (octobre 2007) : J'ai été trés charmé de voir le commentaire que l'auteur du site afait sur les Mancagnes et qui traduit la réalité; la seule chose que j'aimerais ajouter c'est qu'il a oublié ou qu'il ne sait aps que les Mancagnes, en fait, sont des Peuls qui ont quitté le Fouta Djalon actuel des villages d'origine de Popadara et Duka pour refuser toute islamisation. D'ailleurs jusqu'à présent les Peuls les considèrent comme des Foulbés non fulaphones. Je suis moi-même un mancagne descendant en ligne direct de la chef traditionnelle mancagne qui régne sur les Mancagnes depuis 1530. Merci je me tiens à votre disposition pour d'autres renseignements sur les Mancagnes
Activité traditionnelle en milieu rural : Agriculture


Baïnouks  :

BanouksIls sont peu nombreux en Casamance  et occupent quelques rares villages ou quartiers. Comme les communautés du Nord du pays, ils sont souvent agriculteurs (riz, mil, etc...) et éleveurs. Ils sont aussi souvent catholiques que musulmans. Le nom de famille Baïnouk le plus répandu est Diandy. Il semble qu'ils constitue l'ethnie la plus ancienne de Casamance. Activité traditionnelle en milieu rural : Chasse-cueillette
Les Mandingues:

00178-MEDle groupe "mandingue", héritier de l'Empire du Mali, est formé par de nombreuses communautés ethniques aux traditions et aux langues qui diffèrent sensiblement. Mandingues, Malinkés, Socés ou Bambaras sont présents dans toute l'Afrique de l'Ouest. En Casamance, les régions centrales et orientales du pays accueillent de nombreux villages mandingues.
Mandingues  : c'est le principal groupe mandingue en Casamance. Activité traditionnelle en milieu rural : Commerce-élevageMalinkés : malgré leur religion musulmane, ils sont considérés comme les grands sorciers dans les villages où ils habitent. Leur animal fétiche, le lion, est présent dans tous les récits et légendes, et nombreux sont ceux qui paraît-il se transforment en félins sanguinaires. Comme les Bambaras, les Malinkés sont des Mandingues. Assez nombreux dans le Sénégal oriental à la frontière malienne, ils vivent en quartier clos et les vieux sont craints de la population. Si vous voyez un jour un homme recouvert de feuilles et de boue et suivi par un jeune apprenti, soyez certain que c'est un Malinké qui contre quelques pièces va de case en case prédire le futur aux mères de famille à la fois amusées et inquiètes.



Activité traditionnelle en milieu rural : AgricultureSocés 25 000 au total dans les pays suivants : Sénégal, Gambie, Mali, Casamance
Activité traditionnelle en milieu rural : Élevage

Soninkés:

SoninksEthnie Mandingue du Mali et du Nord est du Sénégal ayant émigré jusqu'en Guinée.
Activité traditionnelle en milieu rural : Élevage

Bambaras: 
Le noyau de l'ethnie se trouve au Mali. Les quelques rares Bambaras bissau-guinéens vivent dans l'Est du pays. Musulmans convaincus ils n'ont pas cette réputation de sorciers que cultivent leurs cousins Malinkés.
Activité traditionnelle en milieu rural : AgricultureDiarankés  Ethnie du Nord-Est de la Casamance, proche des Mandingues, peu nombreuse.

Activité traditionnelle en milieu rural : AgricultureSoussous  : Les Soussous sont l'ethnie majoritaire sur la côte de Guinée-Conakry. Ce sont les habitants principaux de Conakry comme les Lébous le sont à Dakar ou les Papels à Bissau. Quelques communautés soussou vivent dans le Sud de la Casamance
Activité traditionnelle en milieu rural : Agriculture-chasse

Bassaris  : 

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connus pour avoir conservé leurs traditions, ils habitent dans les villages les plus inaccessibles du Sénégal. Cachés dans les montagnes on ne peut souvent les atteindre qu'à pied. Leur langue n'est connue que d'eux-seuls. Certains ont été évangélisés par les missionnaires présents depuis 1975 (Mission du Père Jean à Salémata-Sénégal). Quelques Bassaris vivent dans l'extrême Nord-Est de la Casamance. Leur hiérarchie sociale est la même qu'au début du siècle lorsque les premières invasions peulh les ont poussés sur les plus hauts sommets du Fouta Djalon. Chasseurs émérites, ils sont également d'habiles apiculteurs. Ils n'ont pas plus d'une dizaine de noms de famille parmi lesquels figurent Bianquinch ou Boubane (tous leurs noms de famille commencent par le lettre B).
Activité traditionnelle en milieu rural : Chasse-cueillette

Coniaguis :
Coniagui_woman_Guinea_1953de la même famille ethnique que les Tendas et les Bassaris, leurs langues présentent quelques similitudes. Comme ces derniers ils sont très peu nombreux et vivent dans les collines du Fouta Djalon mais plutôt du côté guinéen (Youkounkoun). Complètement animistes c'est un des peuples les plus discrets et isolés d'Afrique de l'Ouest.
Activité traditionnelle en milieu rural : Chasse-cueillette

Education et institutions culturelles

En 2005, 42% des adultes de la population est alphabétisée. L’école est obligatoire pour tous les enfants âgés de 7 à 12 années. Cependant, en 2002–2003, 80% des enfants dans la tranche d’âge concernée sont scolarisés à l’école primaire, et seulement 19% dans l’enseignement secondaire (et 3,5% dans l’enseignement supérieur). De nombreux étudiants sénégalais (environ 80 000 pour l’année 2003-2004) étudient à l’étranger : 10% d’entre eux sont inscrits dans les universités françaises, contre 14% en Grande-Bretagne et 30% aux États-Unis (les échanges culturels, politiques et commerciaux avec les États-Unis se sont démultiplié à partir du milieu des années 1990).

Jusqu’à l’indépendance en 1960, l’université de Dakar, fondée en 1949, a reçu les étudiants des autres pays francophones de l’Afrique sahélienne en attendant la création de pôles universitaires dans leur pays respectif. Elle a été à l’origine des premières recherches en histoire et en ethnologie africaines dans la région. Dakar, où s’est tenu le premier festival mondial des Arts nègres en 1966, abrite un musée des beaux-arts, un musée d’ethnologie et, sur l’île de Gorée, au large de Dakar, un musée d’histoire de la mer et la «Maison des esclaves», haut lieu de visite pour les Américains d’origine africaine (Afro-Americans) en quête de leurs racines.

 

Les étrangers

Les Nars :

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 "Nar" est la dénomination générale des habitants d’Afrique du Nord et du Moyen-Orient. Ils ont au Sénégal une très grande importance puisqu’ils constituent la première communauté étrangère juste avant les Français. Les deux nationalités les plus représentées sont les Libanais et les Maures de Mauritanie néanmoins très différents. On peut également constater depuis 2 ou 3 ans une arrivée massive d’Algériens qui se sont installés dans la Région de Dakar pour fuir soit les islamistes soit le gouvernement... Il est vrai que le Sénégal est un riche parmi les pauvres et qu’il est démocratique. La vie y étant bon marché ces Algériens y ont trouvé une quiétude qu’il n’ont plus dans leur pays. Les Marocains sont peu nombreux mais très appréciés puisqu'ils sont les seuls membres du monde arabe à respecter le peuple Noir et à ne pas faire montre de racisme envers les Sénégalais. L'amour entre le Maroc et le Sénégal est vieux de plusieurs centaines d'années puisque le Sénégal dans son histoire a eut de nombreux échange avec ce pays. Aujourd'hui, le Maroc et le pays non occidental à recevoir le plus d'étudiants sénégalais. Les Maures restent néanmoins les Nars les plus nombreux. Il sont facilement reconnaissables puisqu’ils portent presque tous une longue Djelabbah bleue et une barbe. Avares de parole leur mode de vie et leurs activités peuvent paraître étranges aux yeux des européens. Ils ne se mélangent que rarement aux Sénégalais et vivent le plus souvent une vie de célibataire endurci. Une grosse partie du petit commerce sénégalais leur appartient et constitue une de leurs deux activités, la seconde étant la fabrication de bijoux et autres objets en argent. N’ayant pas de loisirs, la quasi-totalité de leurs bénéfices retourne en Mauritanie. Leur répartition est très bien organisée puisque dans les plus petits villages reculés ils tiennent parfois l’unique boutique.
Leur artisanat en argent est très beau et bon marché bien que le métal utilisé ne soit pas très pur.
Les Libanais estimés à près de 40.000 (dont à peine 25% ont la nationalité
sénégalaise) vivent également en cercles plutôt fermés. Leurs activités sont très variées mais en règle générale, ils détiennent les moyens commerces. Les tissus et la restauration rapide (chawarma) sont leurs professions phares mais de nombreux médecins, chirurgiens et autres professionnels de la médecine exercent dans le pays. Ils sont également présents sur la totalité du territoire mais dans les grandes villes uniquement. La presse africaine leur reproche parfois leur manque d’intégration (mariages entre Libanais,etc...). Ils sont issus soit de la vague ‘’coloniale’’ soit des exodes provoqués par la guerre du Liban.