-         Différentes manifestations culturelles pouvant attirer des touristes
Chaque ethnie, chaque groupement humain a ses pratiques culturelles qui lui sont propres.

En pays de Sérère

1628478062_small

de Décembre à Janvier des séances de lutte traditionnelle drainent du monde, c’est l’émanation de toute une expression culturelle qui défile en aiguille s’est développée pour donner une ouverture d’envergure à la lutte professionnelle qui est devenue une attraction, une passion populaire au-delàs de nos frontières.

Créant des sponsorings de grandes marques aux prés même de firme internationales ayant compris l’enjeu économique et financier à tirer de telles manifestations à caractères culturelles et sociaux.

A l’approche de l’hivernage, des séances de divination rassemblent les gardent des valeurs ancestrales véritables démonstrations de savoirs occultes rythmés par des chants et danses exotiques, attirant même et autre personne de la Sous Région et d’autre continents.

Toujours à l’approche de l’hivernage, des séances de chasse sont organisées dans plusieurs localités, les populations jeunes rivalisent d’ardeur hommes et femmes, les hommes vont à la recherche du gibier porte bonheur pour les récoltes.
Véritables cérémonies à ne pas rater.

Au niveau des insulaires (iles du Saloum) des compétitions de pirogues (Régates) opposent les jeunes des localités environnantes, véritables  spectacles intéressantes à assister surtout au coucher du soleil quand les pirogues arrivent à la plage sous les cris d’admiration des spectateurs séduits par des prestations des concurrents.

L’exemple du Malango (Région de Fatigue) est un cas typique d’expression culturelle d’un peuple et mérite même d’être vulgarise plus qu’il ne l’est actuellement. C’est un moyen d’intégration à l’actuelle Régionale et attire d’avantage du monde à pareille époque de l’année (mois de Mai).

Cela à des retombées économiques et sociales pour le terroir, les populations locales en profitent tout le temps que dure la cérémonie.

LES LEBOUS DU CAP - VERT

 C’est les descendants d’anciens Peuples ayant migre le long des côtes pour s’installer définitivement dans la presqu’ile du Cap-Vert où ils ont développés une brillante civilisation, on les appelle les gens de la mer.
Dans leur vécu quotidien on peut noter la pratique du Ndeup(Vaudou) Tropical véritable communication avec les esprits protecteurs avec les quels ils vivent en complicité
Il est intéressant d’assister à ces séances d’érotisme fascinant pour connaître l’âme d’un peuple fier de ses  croyances ancestrales.

Le N’deup est une véritable attraction à ne pas rater si l’occasion se présente pour le visiteur qui débarque à Dakar. C’est un rituel par lequel on peut guérir des malades possédés par les mauvais esprits.

C’est un peuple attiré, fasciné par la mer qui est son milieu naturel après le continent.
C’est un milieu qu’ils maîtrisent, adoptent, exploitent à des fins économiques a ne pas rater le spectacle unique au monde des courses de pirogues souvent organisées dans leurs différentes localités, véritables fêtes de la mer, joie populaire entre septembre et octobre.

LE SENEGAL ORIENTAL

(LES BASSARIS ET LES COGNIAGUI)

Région Touristique par excellence de part sa diversité culturelle ses paysages exotiques et sa faune diversifiée, cette Région de L’est du Sénégal reste le parent pauvre de l’exploitation Touristique mais mérite bien des égards de la part des autorités politiques du pays.

Son potentiel Touristique est énorme et bien exploité contribuerait à lutter contre la pauvreté endémique qui frappe les populations.

La Région est surtout peuplée d’ethnies qui conservent jalousement leurs patrimoines culturels.
Les curiosités Touristiques naturelles sont magnifiques.

A VISITER :
Le Parc National du Nioko Lokoba avec une faune et une flore variées ou l’on peut contempler plusieurs espèces d’animaux sauvages.
Un véritable safari n’ayant rien à envier aux sites d’Afrique Australe. Le Paysage est très boisé et toutes les espèces végétales du monde Sahélo-Soudanais y sont représentées.
Le centre administratif du Parc se trouve au campement le Simenti, sobre mais confortable.
Il est le point de départ d’excursions de rêve d’évasion, d’épanouissement à travers une nature paradisiatique. Le campement met à la disposition du visiteur tout le nécessaire pour un séjour inoubliable.

Les Pays Bassari et Coniagui.

Ethnies à la limite mystérieuses jalousement repliées sur elles mêmes pour conserver leur identité culturelles, mais très accueillantes vis-à-vis du visiteur, ils vivent sur des hauteurs dans des habitats à base de produits locaux, fabriques dans un art, jusque-là jamais égalé dans la civilisation Négro-africaine.

A ne surtout pas rater :
La fête des masques qui sortent des bois sacrés (Avril-Mai-Juin)
Les cérémonies d’initiation (passage d’une génération à une autre)
La fête des semences et des récoltes quand on invoque les esprits des anciens pour bénir les récoltes.
Tout ceci dans un carnaval féerique fait de danses, de chants, de démonstrations occultes.

Les Chutes de Dendifelo

A quelques 60 km de Kédougou se situe la localité de Dentifelo que l’on peut considérer à juste titre comme un don de la nature, une véritable merveille du monde.
Avec ses cascades qui sortent de Terre et à L’eau ayant des vertus mystérieuses le site mérite un détour incontournable.

LA CASAMANCE

 Culture_en_CasamanceC’est la Région Sud du Sénégal localité à vocation Touristique un dont de la nature de par la beauté de ses paysages, de par sa diversité culturelle. Plusieurs ethnies y vivent dans une belle harmonie qui fait du Terroir un milieu tourné vers le même destin.
Avec ses sites Touristiques aussi attrayants les que les autres.
La Casamance est une destination incontournable dans le dispositif Touristique Sénégalais.
Elle est de nos jours directement reliée à l’Europe par des voles charters à partir de Paris, Bordeaux et Toulouse.

A visiter :

A Ziguinchor, la capitale Régionale beaucoup d’établissements accueillent la clientèle
(Groupe Soci Tour, Hôtel Néma Kadior et beaucoup d’auberges au style artisanal dépaysan).
Ne surtout pas oublier le marché ST Maure des fosses au centre ville, le village artisanal ou des ouvriers rivalisent d’ardeur un peux a l’ouest de Ziguinchor vous avez la station balnéaire du Cap Skirring, milieu féerique le paradis sur terre, avec ses nombreux hôtels et campements ; c’est la Polynésie ou la caraïbe version tropicale.
Milieu de loisir de détente, d’évasion sous un ciel assez clément vous apprécierez les prestations des troupes folkloriques, ballets Africains des négresses (chaude rumeurs d’Afrique).

Si vous prenez le ferry qui relie Dakar à Ziguinchor, visiter L’île de Carabane, ancien comptoir Portugais, situé à l’embouchure du fleuve Casamance, l’île de Carabane a su garder son charme particulier. Ancien comptoir Portugais rétrocédé aux Français, l’île conserve ses vestiges coloniaux (Eglise Bretonne et sons cimetière colonial à visiter ou git le capitaine Protêt, ancien administrateur colonial)
L’atmosphère conviviale qui règne dans l’île avec tous prés, sa voisine Diogue mérite un séjour pour jouir de l’accueil chaleureux de ses habitants qui vaille que vaille se battent au quotidien pour faire vivre leur île.

Plus au sud de la Casamance, le village de Djembering est une curiosité naturelle avec des paysages exotiques.
C’est le pays des fromagers géants fortement, enracinés dans un sol aux dunes énormes.

A visiter également, le Village de MLOMP avec ses cases à étages, véritables chef d’œuvres architecturaux du savoir faire Diola.
Enampore mérite bien sûr un détour incontournable avec le mystère de ses cases à impluvium où le visiteur avec la légendaire hospitalité des habitants est invité a passer des moment agréable.

AU NORD DE LA REGION

Avec un ensoleillement revigorant toute l’année et l’abondance de l’eau la Casamance est le poumon vert du Sénégal.
Une suite de petite localité mérite d’être visitée pour leurs curiosités naturelles et l’ingéniosité de ses habitants qui en complicité avec la nature ont fait de leur localité un milieu de rêves et d’évasion.
A visiter, AFFIGNAM avec ses cocotiers, ses espaces vert naturellement aménagés le Village de Kafountine avec son centre artisanal d’un plateau technique assez relevé.    

Pour finir avec cette belle Région naturelle de Casamance qui malgré un accès difficile (enclave Gambienne, velléités indépendantistes)         
 Na pas usurpé sa suprématie dans le domaine Touristique, on ne peut s’abstenir de mentionner les nombreux campements villageois qui ont poussé comme des champignons sous les cocotiers sous la protection des Baobabs et des fromagers millenaires avec la Bénédiction des Tam-tam Légendaires qui perpétuent, une Afrique mystérieuse mais généreuse au chœur d’une cosmogonie universelle.

Depuis les années 70, le Tourisme Rural ou intégré a pris une telle ampleur qui attire du monde pouvant séjourner à moindre frais et faire bénéficier aux populations locales des retombées récurrentes d’un tel Tourisme Rural autrement dit intégral.

Fréquenter un campement villageois c’est déjà aller découvrir en profondeur l’autre, vivre en symbiose avec lui, être lui, conquérir son âme, c’est une forme d’intégration humaine à l’échelle planétaire, une racine de connexion nourricière, ciment fertile et inusable du fondement dés assises du monde de demain, le monde du donner et du recevoir, slogan maître de l’éthique et de l’esthétique Senghorienne pour une humanité plus cohérente dans son essence vitale.

Les amateurs de nuit chaude Africaines, de dépaysement, de découvertes sensationnelles ne pourront se passer d’un tour inoubliable aux endroits suivants.

Auberge Casafrique
Le Kadiandoumagne (chez EHE MBA)
Le Perroquet
Le Bombolong 2
Mapala Hôtel
Parmis tant d’autres, tous à Ziguinchor et d’ont l’accueil séduit tout visiteur en quête de dépaysement exotique, de sensations fortes dans un pays exceptionnel de culture, de Teranga, Bref de Rêves.


La musique

Yande-Codou-Sene-cantatrice.rtfLa Direction des Arts a la charge d’accompagner cette discipline. Mais, l’insuffisance du personnel constitue un handicap majeur pour l’accomplissement de cette mission.

En termes d’appui logistique, le Spectacle Sons et Lumières (SSL) a été institué depuis 1990 pour apporter son soutien aux organisateurs de concerts et autres manifestations musicales. Cependant, l’ampleur de la demande à laquelle ce service doit faire face est sans commune mesure avec les moyens actuellement disponibles. En effet, pour des besoins estimés à 30 000 Watts, le disponible n’est que de 3000 watts pour la sonorisation. Le SSL est chargé non seulement d’assister le FESNAC mais aussi, de couvrir les manifestations éparpillées sur l’ensemble du territoire national. Autre problème à relever pour le SSL, l’exiguïté et le caractère inadapté de ses locaux. En effet, le stockage du matériel ne se fait pas dans les conditions optimales de sécurité.

L’Orchestre national, pour sa part, peine à accomplir l’intégralité de sa mission. Le

matériel de sonorisation est dans un état de vétusté tel qu’il est quasiment hors d’usage et le matériel roulant est inexistant. Le personnel est non seulement insuffisant mais souvent exposé à des situations de précarité sociale.

{youtube}R-zKCPuHQ5Y{/youtube}

Le théâtre

-cuyer-bonLe théâtre a perdu la place qu’il occupait dans les années 70. L’engouement a faibli et le public a déserté les salles pour d’autres formes d’expression comme la danse et le cinéma. La compagnie du théâtre national Daniel SORANO demeure un fleuron confronté aux problèmes qui ont pour noms : insuffisance des recettes due à la mise à disposition souvent gratuite de la salle, un très fort pourcentage de la masse salariale par rapport à la subvention de l’Etat qui est dérisoire

en 2007= 688.559 euros), absence de matériel roulant (mini bus et véhicule de liaison).

Le théâtre sénégalais a subi des mutations avec l’avènement de la télévision. Les réalisateurs de téléfilms sénégalais sont confrontés à l’absence ou la rareté de la formation dans le domaine de la rédaction de scénarii et de l’écriture dramatique.

En dépit de la multiplication des compagnies, le théâtre sénégalais a du mal à atteindre son public. Les espaces de diffusion sont singulièrement rares. Le potentiel économique et de création d’emplois est presque annihilé par la concurrence de la télévision. En outre, il n’existe aucun financement spécifiquement destiné au théâtre. Différents problèmes existent et constituent autant d’handicaps en ce qui concerne les espaces de création et de diffusion, la promotion, la formation, etc.

Les arts plastiques

En ce qui concerne les arts plastiques, la création et la diffusion constituent les noeuds gordiens faute d’espacesarts-plastiques adaptés. La plupart des professionnels évoluent dans des situations de promiscuité ; leurs ateliers sont installés dans des sites à usage d’habitation ou parfois même dans la rue. L’Etat a aménagé et mis à la disposition des artistes un espace dit Village des Arts. Son budget est entièrement supporté par le Ministère de la Culture, du Patrimoine historique classé, des Langues nationales et de la Francophonie. Ce village est le seul qui existe sur 13

l’ensemble du territoire national en dehors de celui de Thiès qui est en phase d’achèvement. Des problèmes identiques sont à signaler en ce qui concerne les espaces de diffusion. En effet, seule une galerie officielle existe. C’est la Galerie nationale d’Art qui accuse un déficit de matériel roulant, de personnels qualifiés et de ressources financières.

En ce qui concerne le cas spécifique des Manufactures sénégalaises des Arts décoratifs de Thiès, il convient de déplorer la modicité de leur subvention qui s’élève à 192.366 Euros, pour des charges salariales estimées à 233.984 Euros. Ainsi le Ministère se trouve chaque année, dans l’obligation de procéder à des transferts ou d’en référer au Premier Ministre pour combler le gap. A noter par ailleurs, l’obsolescence du matériel technique (métiers à tisser datant de 1972) et roulant (une R18 qui date de 1981, une 404 acquise en 1976).

Le cinéma

article_8540_3_0Le cinéma sénégalais a connu un net fléchissement au cours des deux décennies 80 et 90. Comme symptôme à cette crise, il y a la diminution drastique du nombre de salles de cinéma qui, de 1970 à nos jours est passé de 70 à 15 salles. L’actuel Fonds d’Aide au Cinéma n’arrive pas à satisfaire les demandes qui lui sont adressées. Le nouveau Fonds de Promotion cinématographique et audiovisuel dont le montant a été fixé par le Chef de l’Etat à 4.580.000 euros, tarde à être mis en place. Le développement du sous secteur devrait être accompagné d’une bonne politique de formation. En la matière, il n’existe aucun cadre formel, les techniciens sénégalais étant formés soit sur le tas, soit grâce à des initiatives d’institutions académiques étrangères. De surcroît la formation ne s’intéresse qu’aux réalisateurs ; d’où la nécessité de former proportionnellement des producteurs, des distributeurs et des critiques pour un développement équilibré de l’industrie cinématographique et audiovisuelle.

La photographie

046-Un-photographeElle constitue une branche des arts graphiques, que nous retrouvons dans la plupart des expositions collectives (Biennale de Dakar, Salon national des Artistes plasticiens du Sénégal, Biennale de la Photographie de Bamako, etc.,). Elle apporte une contribution de taille dans le domaine de la création et un soutien technique aux Technologies de l’Information et de la Communication. Cependant, La formation constitue une préoccupation majeure des professionnels. Il n’existe en 14

effet aucune structure formelle de formation à la photographie au Sénégal. Le sous secteur n’est pas non plus suffisamment structuré et réglementé pour être plus efficace et productif.

La mode et le stylisme

2142395087_small_3Le savoir faire des stylistes et modélistes sénégalais n’est plus à démontrer dans la mesure où ce secteur a donné de réels motifs de satisfaction aussi bien dans son organisation, dans ses résultats que dans son ouverture sur l’étranger. Cependant, la filière souffre du monopole exercé par la région de Dakar. Les autres régions du pays regorgent de potentialités mal valorisées faute d’espaces d’expression (show room, manifestations spécialisées). En outre, bien que l’exercice de la profession relève du Département, les écoles de formation sont placées sous la tutelle du Ministère de la Jeunesse. Ce qui apparaît comme une incohérence structurelle.

La gestion du patrimoine

 f139a0ea-8eef-11dd-88e0-4ca57637d8b4Au plan budgétaire, la Direction du Patrimoine culturel qui occupe aujourd’hui un espace quatre fois plus grand qu’avant, a du mal à couvrir les frais de maintenance 15

et d’entretien de ses locaux.

La question de la mobilité se pose de manière prégnante. Faute de crédits d’entretien, le matériel roulant acquis il y a trois ans, est aujourd’hui dans un état de délabrement avancé. Signalons que le Bureau d’Architecture et des Monuments historiques (BAMH) emploie depuis 20 ans 16 agents dont 15 contractuels. Son budget de fonctionnement s’élève à la modique somme de 2 500 000 FCFA = 3817 Euros

Les langues nationales

 3190176-4563046

Le sous-secteur des langues nationales est confronté à un certain nombre de contraintes :

- non maîtrise de données statistiques et indicatrices pertinentes pour déterminer la qualité des enseignements ;

- insuffisance des ressources financières et humaines ;

- non efficacité de la décentralisation des activités relatives à l’alphabétisation au niveau des collectivités locales et des communautés.

Malgré toutes ses contrariétés qui constituent un frein certain au développement culturel du Sénégal, la naissance de la convention culturelle de l’Unesco a suscité un grand espoir de relance.

5°) Nouvel élan

Depuis que le Sénégal a ratifié en novembre 2006 la convention de l’Unesco adoptée en octobre 2005, la diversité culturelle a été boostée. En effet, la culture a connu ces dernières années un nouvel essor. Elle attire de plus en plus l’attention des autorités qui ont défini une politique cadrant plus avec le contenu de la convention. C’est ainsi que la diversité des expressions culturelles a été un peu plus priorisée. Les sénégalais redécouvrent les valeurs culturelles et la richesse des activités relevant de ce patrimoine. Notre pays met en exergue ses différentes facettes culturelles qui sont l’objet d’attentions particulières des populations et des étrangers.

La politique menée par le gouvernement encourage fortement l’initiative privée à travers des subventions favorisant l’organisation annuelle de manifestions culturelles dans toutes les régions du pays.

Ces dites subventions malgré leur modicité participent à la promotion de la diversité des expressions culturelles au Sénégal. De ce fait, l’initiative privée, encouragée, se traduit aujourd’hui par la multiplication des événements culturels 16

à travers tout le pays. Ainsi, chaque ethnie a son festival et ses manifestations culturelles propres qu’elle organise annuellement. Le festival devient une opportunité de réunir les enfants du terroir autour d’activités appartenant à l’ethnie et favorise les échanges commerciaux et économiques. A titre d’exemple l’on peut citer :

- le Festival de Ritti (instrument de musique traditionnel peul) organisé par les Peuls, populations nomades du nord du Sénégal ;

- le festival des peuples de l’eau organisé par les Lébous de la presqu’ile du cap vert, populations autochtones qui vivent au bord de l’eau,

- le Khoy qui est une rencontre à dimension culturelle au cours de laquelle les « Saltigués Sérères» (tradipraticiens) prédisent l’avenir,

- les 72h de Dioum pendant lesquelles les populations du Fouta revisitent le folklore et les différentes facettes de la culture « Al Pulaar »,

- le Kankourang à Mbour où les populations, pendant plus d’un mois, font revivre les épopées du génie protecteur de leur ville,

-le festival des peuples Bassarie (population fortement conservatrice vivant à la frontière entre le Sénégal et la Guinée Bissau) pendant lequel, la richesse culturelle millénaire de ce peuple est revisitée,

-les manifestations culturelles des peuples djollas (ethnie majoritaire de la région naturelle de la Casamance)

-le festival Mandingue ou remémoration de la culture des peuples qui ont jadis occupé une partie de l’empire du mandingue (actuelle région naturelle de la base Casamance et du Mali) …etc.

Le Président WADE, dans sa démarche culturelle, n’a pas hésité, malgré la crise et les difficultés économiques, à mobiliser des dizaines de milliards pour l’organisation du troisième festival mondial des arts et nègres (Fesman 3) du 10 au 31 décembre 2010.

Cette haute opportunité culturelle qui a duré 21 jours, a célébré 16 disciplines, des arts anciens au design en passant par la danse et la musique. Sur la Place dakaroise de l’Obélisque où se trouvait la plus grande scène, ainsi que dans d’autres villes du pays qui avaient leurs festivals «labellisés Fesman», se sont notamment produits les plus grands artistes africains et de la diaspora. De nombreuses conférences ont réuni des intellectuels et créateurs de tous horizons. Le Brésil était le pays invité d’honneur. Le Fesman a enregistré la participation de 7000 artistes africains et acteurs culturels de la Diaspora, dont plus de 3000 musiciens et 300 groupes de musique. Il va certainement favoriser un apport dans plusieurs secteurs économiques.

Toutefois malgré les efforts consentis par nos Etats en vue de promouvoir et de 17

développer des politiques et des programmes culturels, force est de reconnaître qu’il ya beaucoup encore à faire et les résultats escomptés ne sont souvent pas atteints. L’apport de la convention de l’UNESCO sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles peut être à ce niveau déterminant.

La lutte

 3174389-4539151Traditionnellement, les premiers combats de lutte se déroulaient après la saison des pluies et opposaient les lutteurs de villages environnant dans des championnats appelés mbaapat. C’est le cas notamment dans les régions du nord, du Sine-Saloum et de la Casamance. Le vainqueur du tournoi pouvait remporter avec lui du bétail, des céréales et autres biens en jeu.

Au fil du temps et du succès, les combats deviennent de plus en plus importants, les cachets des lutteurs aussi.

De grands noms marquent l’histoire de la lutte sénégalaise : Falaye Baldé, Double Less, Mbaye Gueye (Tigre de Fass), Manga 2 (ancien roi des arènes) entre autres.

Mais c’est avec l’avènement de Mouhamed Ndao (Tyson) que la lutte a pris son envol pour devenir un sport professionnel avec des cachets de millions de francs et un grand nombre de spectateurs. Aujourd’hui les combats sont de grands événements sportifs mobilisant les médias et l’attention des résidents et de la diaspora.

Depuis mai 2010, Fabrice Allouche (ex-champion du monde de kickboxing) est le premier blanc à intégrer une école de lutte sénégalaise comme coach de boxe, préparateur physique et mental auprès de l'école Ndakaru. Il travaille en collaboration avec le grand entraîneur Katy Diop en faisant des allers et retours entre Paris et Dakar. Les médias sénégalais surnomment Fabrice Allouche "Le sorcier blanc" suite aux nombreuses victoires acquises par les lutteurs qu'il a entrainé. Pour cette saison 2010/2011, Il a d'ailleurs fait un bilan de 14 victoires et 4 défaites des lutteurs qu'il a coaché. Il a d'ailleurs fait remporter à l'ecurie Ndakaru le prestigieux trophée du Claf avec malick Niang et une prometteuse 3éme place sur 32 participants au championnat Arena de la chaine Rdv avec le lutteur Ndofféne.

Rituelyekini1

Avant le combat

Les jeux commencent par des chants guerriers puis par des cérémonies censées éloigner les mauvais esprits. Puis viennent les prières et les bains rituels.

Règles:

Le règlement est très rigoureux et complexe. Il est appliqué par trois juges arbitres.

Un combat dure quarante-cinq minutes en trois tiers temps avec des pauses de cinq minutes. Les lutteurs combattent à mains nues et sans aucune protection. Le combat se termine dès qu'il y a une chute d'un des lutteurs. On considère qu'il y a chute lorsque la tête, les fesses ou le dos du lutteur touchent le sol ou qu'il y a quatre appuis (deux mains et deux genoux) sur le sol. La victoire peut aussi être attribuée à un lutteur lorsque son adversaire ne présente plus les conditions physiques ou médicales aptes à la lutte.

 

  Les communicateurs traditionels

 toraleLa caste des griots est née puis s'est développée dans un contexte où n'existaient historiquement ni l'écriture (sauf pour les religieux), encore moins la radio et la télévision. Le griot est ainsi considéré comme étant notamment le dépositaire de La Tradition orale. Les familles griotiques sont spécialisées soit en histoire du pays et en généalogie, soit en art oratoire, soit en pratique musicale. Les principaux groupes de griots ou communicateurs traditionnels sont appelés djéli en pays mandingue, guéwël en pays wolof et gawlo. chez les Toucouleurs. Le développement de cet article insiste sur le cas du djéli

Le griot et la djéliya

Le terme malinké djéliya signifie « transmission par le sang », il désigne le griotisme. Chez les Wolofs le griotisme sera désigné approximativement par ngéweul. Le griotisme est la science dont est pourvue le griot, réservée à un groupe d'hommes et de femmes unis par les liens du sang.

Djéliya a pour racine le mot malinké djéli qui signifie « sang » et qui est aussi le nom donné aux griots dans les pays qui délimitent l'ancien Empire du Mali ou mandingue.

Le djéli et la naissance d'un empire

Un griot à Diffa (Niger)

L'Empire mandingue s'étendait, à son apogée, au milieu du XIIIe siècle, de l'afrique occidentale (le berceau étant en Guinée), du sud du Sénégal aux frontières du Tchad à l'est, englobant l'actuel Mali, une partie de l'actuel Burkina Faso, le nord de la Côte d'Ivoire et du Ghana. Son apogée correspond au règne de l'empereur Sundjata Keïta dont les glorieux exploits ne cessent d'être commémorés encore de nos jours. Naré Maghann Konaté, à sa mort, avait offert à son fils Sundjata — que la prédiction des chasseurs-sorciers annonçait comme futur chef de l'Empire — un griot, Balla Fasséké, qui devait lui servir de soutien et l'accompagner dans son règne.

Balla Fasséké, le griot de Soundiata Keita donna naissance à la lignée des griots Kouyaté dont l'activité se poursuit encore de nos jours.

Chaque famille de djéli accompagne une famille de rois-guerriers, que l'on nomme diatigui. Il n'est pas de djéli sans diatigui, il n'est pas de diatigui sans djéli, les deux sont indissociables et l'un ne vaut rien sans l'autre. Toutefois, le diatigui peut accepter de « prêter » son djéli à un autre diatigui.

L'Empire mandingue s'organisait en castes, chaque caste correspondait à une profession ou une activité artisanale, participant à la cohésion et à l'unité de la société. Les forgerons, les cordonniers, les cultivateurs, les tisserands, les chasseurs, les griots constituaient les principales castes de la société mandingue.

« On ne devient pas griot, on naît griot par des liens particuliers  »

Les liens du sang sont sacrés.

Tout enfant est initié dès son plus jeune âge aux techniques et aux savoirs de sa caste. Ce sont les anciens qui forment les jeunes.

Être griot, c'est donc appartenir à la caste des djélis (« sang »), caste qui peut être identifiée par le nom de famille : Kouyaté, Diabaté, Niakaté, Soumano... Il n'est pas possible de passer d'une caste à une autre. De plus, les mariages exogames sont interdits. Les djéli, porteurs des savoirs et des mystères, ne peuvent épouser que des membres de leur caste afin de sauvegarder la djéliya et de préserver l'identité des djélis.

Un enfant (fille ou garçon), né(e) dans une famille de djéli, reçoit l'instruction propre à sa caste, une instruction qui s'établit selon neuf paliers de sept années chacun, chaque pilier correspondant à une étape de la vie.

De nos jours, du fait de l'exode rural, de l'émigration et de la mondialisation, nombreux sont les enfants de griots qui ignorent tout des pratiques artistiques et des connaissances de leurs ancêtres. Par ailleurs, il est possible que des membres appartenant à d'autres castes accomplissent des fonctions de griots mais ceux-là ne peuvent être assimilés aux griots. Il en est ainsi de Salif Keïta (descendant de Sundjata Keita, caste des rois).

Qui sont les griots ?

Les griot sont ceux qui n'ont pas de totem ou d'interdit, de ce fait, ils sont craints. Par ailleurs, proches du pouvoir, ils suscitent l'admiration. Ce sont les détenteurs de la parole, du chant et de la musique. Ils sont rattachés à un diatigui (un noble) et ne chantent que pour louer leur maître. Enfin ils sont les seuls à pouvoir et devoir dire ce que pense le peuple, et ce que doit faire le roi. Les djéli sont des nyamakala.

Les finims sont les louangeurs, ils vantent les mérites de telle personne pour gagner de l'argent. Ces griots ne disposent que de la parole.

Les niakaniakadjeli ont les mêmes fonctions que les griots mais ne portent pas un nom de famille de griots.

Rites funéraires

Crânes de griots ensevelis au pied d'un baobab à la Réserve de Bandia (Sénégal)

Au Sénégal certaines ethnies – notamment les Sérères et les Lébous – n'enterraient pas leurs griots, mais les déposaient à l'intérieur des troncs creux de gros baobabs, une coutume qui s'est poursuivie jusqu'au XXe siècle.

L'anthropologue belge Guy Thilmans a, le premier, effectué des fouilles systématiques dans le pays afin de recueillir de tels restes au Sénégal. Il a rassemblé 140 crânes et de nombreux ossements qu'il a étudiés dans le cadre du Département d'Anthropologie physique de l'Institut français d'Afrique noire, transformé dans l'intervalle en Institut fondamental d'Afrique noire. Cette investigation a jeté les bases de l'anthropologie ostéométrique.

II. CONCLUSION

QUE DOIT-ON ATTENDRE DE LA CONVENTION POUR UNE AMELIORATION DES POLITIQUES CULTURELLES?

L’apport attendu de la convention après sa ratification par le Sénégal (2éme pays africain à l’avoir ratifié après l’ile Maurice), est le renforcement de l’accompagnement dans la stratégie de protection et de promotion de la culture. Les pays en voie de développement, avec le soutien des Institutions internationales, gagneraient à mieux s’approprier la convention à travers toutes ses dispositions pour une bonne application de leur politique et programme culturel, gage de développement économique durable. Cependant, comment l’UNESCO, la francophonie et l’APF vont s’y prendre pour réussir ce pari ? La Conférence du Québec amorcera sans nul doute des hypothèses d’évolution pertinentes.

Par ailleurs, la convention doit-être mieux vulgarisée au niveau des Etats pour que les pays prennent conscience que la culture est un maillon fort de leur développement.

En définitive, il s’agit pour la francophonie et l’APF aujourd’hui, après avoir joué un rôle important dans la naissance puis dans la ratification de cette convention, de passer à sa mise en oeuvre comme nous y invite notre secrétaire général Monsieur Jacques LEGENDRE. Il faut reconnaitre toutefois que ce combat n’est pas gagné d’avance. Il s’agit, entre autres, de demander aux chefs d’Etat d’accorder une place plus importante à la culture dans leur politique de développement notamment en augmentant le budget du secteur.

Aussi, au delà de la robe d’avocat que l’APF nous demande de porter pour un plaidoyer fort dans nos pays respectifs, il convient de faire participer les chefs d’Etat et de gouvernement à la promotion de la convention à travers de

 

61846240